Catégorie « Quelques trucs sur… »

Quelques trucs sur Firefox #2

Les différents écrans about:...

Firefox dispose d’un certain nombre d’écrans accessibles via une URL du type about:.... Certaines sont accessibles via les menus comme about:preferences (gestion des préférences) ou about:addons (gestion des extensions et thèmes), d’autres non.

Pour accéder à la liste de ces écrans, on peut passer par about:about. On y trouve notamment :

Et bien d’autres plus ou moins intéressants.

Utilisation de profils multiples

Il est possible de créer plusieurs profils dans Firefox, que ce soit pour les utiliser sur la même instance ou sur des instances différentes. La documentation fournit pas mal de renseignements à ce sujet.

Personnellement j’ai utilisé des profils multiples pour faire cohabiter une version ESR52 et une version à jour de Firefox sur la même machine pour pouvoir tenter une transition en douceur vers la dernière version (transition réalisée à regret vue la perte de fonctionnalité mais vu que l’ESR 52 n’est plus maintenue…).

Pour cela j’ai suivi en gros les indications proposées ici. Il y a juste un point que j’ai dû trouver tout seul : ils recommandent d’ajouter l’option -no-remote aux différents raccourcis mais en pratique j’ai dû l’enlever sur celui qui correspond au navigateur par défaut sinon à chaque ouverture d’un lien depuis ailleurs (par exemple depuis Thunderbird) me redemandait de choisir le profil. Là j’ai une situation où tant qu’une fenêtre est ouverte sur le navigateur par défaut les liens s’ouvrent bien dedans sans demander de profil.

Fixer le niveau de zoom par défaut des PDF

Ah ! Il est possible, dans Firefox, de dire à pdf.js d'afficher par défaut les PDFs avec le niveau de zoom que l'on veut (pleine largeur dans mon cas).

Pour ce faire, aller dans about:config, chercher « pdfjs.defaultZoomValue » et mettre la valeur « page-width »

#UserFriendly (#OuPas)

— John Shaft (ジョン・シャフト) (@shaft@mamot.fr) le 16 juillet 2018 à 14h31

Tout est dans le pouet, rien à ajouter ^^


Quelques trucs sur Jekyll #2

Lisibilité des erreurs

Par défaut, le serveur de développement de Jekyll remonte des erreurs assez sommaires en ne précisant que le template concerné. C’est inutilisable quand on débugue un template (même si un numéro de ligne ne serait pas du luxe) mais quand l’erreur vient d’un plugin c’est plutôt limité.

Pour un affichage un peu plus détaillé avec une trace d’exécution permettant de déterminer quelle ligne de quel plugin est en cause, il faut utiliser l’option --trace ou -t.

bundle exec jekyll serve --drafts -t

Fichiers sitemap.xml et robots.txt

Il existe un plugin pour générer le fichier sitemap.xml, par contre je n’ai rien trouvé pour gérer son intégration au fichier robots.txt. On peut certes faire un fichier robots.txt à la main mais le lien est censé être absolu, donc ce n’est pas super propre de le mettre en dur.

Finalement je m’en suis sorti en ajoutant un fichier robots.html avec le contenu suivant :

---
layout: null
permalink: robots.txt
---

Sitemap: {{ site.url }}/sitemap.xml

La directive permalink: robots.txt permet de forcer le bon nom de fichier, layout: null dit que le contenu ne doit pas du tout être habillé et comme on est dans une page normale on a accès aux variables globales, notamment site.url.

Éviter la profusion d’espaces dans les pages

Le moteur de template de Jekyll fonctionne en ajoutant des pseudo-balises dans le code HTML notamment pour indiquer les structures de contrôles, boucles, affectations de variables, etc.

Pour que le code reste lisible on fait des retours à la ligne entre ces différentes balises et on indente. Ceci aboutit à de très nombreuses lignes uniquement peuplées d’espaces (ceux de l’indentation).

Exemple :

<h2>Catégories</h2>
{% assign groupedCategories = site.categories | group_categories %}
{% for group in groupedCategories %}
  <h3>{{ group[0] }}</h3>
  <ul>
    {% assign categories = group[1] | sort_by_keys %}
    {% for category in categories %}
      <li><a href="/categories/{{ category[0]|slugify:'latin' }}/">{{ category[0] }}</a> ({{ category[1].size }})</li>
    {% endfor %}
  </ul>
{% endfor %}

Il est possible d’y remédier en utilisant un caractère - dans les balises. Chaque - suivant une ouverture de balise ({% devient {%-) indique que les espaces précédents doivent être ignorés et sur les fermetures ( (%} devient -%})) que les espaces suivants doivent être ignorés.

L’exemple précédent devient alors :

<h2>Catégories</h2>
{%- assign groupedCategories = site.categories | group_categories -%}
{% for group in groupedCategories %}
  <h3>{{ group[0] }}</h3>
  <ul>
    {%- assign categories = group[1] | sort_by_keys -%}
    {% for category in categories %}
      <li><a href="/categories/{{ category[0]|slugify:'latin' }}/">{{ category[0] }}</a> ({{ category[1].size }})</li>
    {%- endfor %}
  </ul>
{% endfor %}

C’est la même syntaxe que l’on retrouve dans d’autres moteurs de templates comme Twig pour PHP (la plupart des syntaxes sont assez proches en fait entre ces deux moteurs).

Remarque : cette syntaxe semble ne pas bien fonctionner avec le tag endraw, en effet j’ai des erreurs dès que je place un tiret un en début de ce tag (alors qu’à la fin et sur le tag raw ça marche)…


Quelques trucs sur UNIX/Linux #5

Générer un mot de passe aléatoire

Pour générer une chaîne aléatoire, pouvant par exemple servir de mot de passe, dans un terminal entrer la ligne suivante :

< /dev/urandom tr -dc _A-Z-a-z-0-9 | head -c 10; echo ""

Il est possible de modifier les caractères autorisés via l’option -dc de urandom et le nombre de caractères via l’option -c de head.

Le echo "" sert juste à forcer un retour à la ligne.

Correction d’une commande

Dans le terminal, il est possible de la ré-exécuter la dernière commande en remplaçant la première occurrence d’une chaîne par une autre.

Exemple :

# Affiche 'toto'
echo 'toto'
# Affiche 'tato'
^to^ta^

Ceci peut être utile pour corriger une faute de frappe. Attention, seule la première occurrence est remplacée et la nouvelle commande est exécutée dans la foulée sans demande de confirmation.

Revenir en arrière dans les répertoires

La commande cd permet de revenir au précédent répertoire où l’on était via cd -.

Attention, cela fait bien retourner au dernier dossier où l’on était et pas remonter d’un cran dans l’arborescence (qui se fait via cd ..).


Quelques trucs sur UNIX/Linux #4

Crontab et 49-3

Crontab : changer l’adresse e-mail de destination

Il est possible de spécifier l’utilisateur destinataire des mails de la crontab en définissant la variable MAILTO en début de fichier.

Remplacement de l’adresse par défaut :

MAILTO=webmaster@mon-site.fake

Désactivation de l’envoi de mail :

MAILTO=""

(source)

Crontab : redirection de la sortie dans un fichier

Par défaut cron envoie par mail l’ensemble des sorties (standard et erreur) des tâches exécutées. Il peut être intéressant d’écrire tout ça dans des fichiers de logs à la place.

Pour ce faire il suffit d’utiliser les mécanismes de redirections de sorties habituellement disponibles dans les terminaux en terminant la ligne par > /path/to/log/file 2>&1. La première partie (> /path/to/log/file) déclenche la redirection de la sortie standard, la seconde partie (2>&1) effectue la redirection de la sortie d’erreur dans la sortie standard.

Exemples :

# Redirection de la sortie standard dans le fichier /path/cron.log et envoi par e-mail de la sortie d'erreur
* * * * * /path/to/script > /path/cron.log

# Redirection des sorties standard et erreur dans le fichier /path/cron.log
* * * * * /path/to/script > /path/cron.log 2>&1

(source)

Rejouer la dernière commande en ajoutant sudo

Il m’arrive de temps en temps de lancer une commande nécessitant les droits root en oubliant de la précéder par sudo. Il est possible de rappeler la dernière commande l’historique mais la syntaxe est un poil longue et compliquée.

La solution que j’ai retenue est donc d’ajouter un alias dans mon fichier .bash_aliases :

# 49.3
alias 49.3='sudo "$BASH" -c "$(history -p !!)"'

Le nom 49.3 est court et facile à retenir puisqu’il fait directement référence à l’article 49 alinéa 3 de la constitution française dont le principe est somme toute assez proche ^^


Quelques trucs sur Jekyll #1

Histoire de pas spammer avec trop d’articles je vais reprendre mon habitude de faire des tirs groupés pour les petites astuces, remarques et autres ^^

Publication avec les bonnes URL dans les métas SEO

Une petite subtilité que je n’avais pas remarquée tout de suite : les URL générées dans les métas SEO sont des URL absolues et dans les pages générées par le mode serveur dédié au dev (via bundle exec jekyll serve) commencent par l’IP locale et non le domaine spécifié dans le _config.yml (c’est pas illogique mais comme ça ne touche que des métas SEO, ça ne saute pas aux yeux).

J’ai rapidement trouvé dans la doc qu’il faut utiliser jekyll build pour générer en mode production. Plus précisément jekyll build --destination _deploy qui génère les pages dans un autre dossier histoire que les deux ne se marchent pas sur les pieds.

En y repensant c’est effectivement plus propre de travailler comme ça avec une commande dédiée à la génération pour la prod et un dossier séparé, ça évite de déployer par erreur des brouillons par exemple.

Brouillons et gestion des dates

Jekyll gère les brouillons en les plaçant dans un dossier à part et en ajoutant une option à la génération si on veut les inclure (cf la documentation).

Tout ça fonctionne très bien à une exception près : la doc dit que la date de l’article sera la date de dernière modification du fichier. Jusque-là pourquoi pas, ça se tient assez bien. Mais elle ne précise pas plusieurs subtilités :

  • d’une part ça ne fonctionne que pour le fichier Markdown et pas pour les HTML (là, l’article n’est apparemment pas visible sans date)
  • d’autre part il ne s’agit que d’une valeur par défaut dans le cas où la date n’est pas présente dans l’en-tête de l’article
  • enfin, si la date spécifiée est dans le futur, l’article ne sera pas visible, même pour un brouillon (donc on ne peut pas planifier une date à l’avance)

Dans l’ensemble c’est assez bancal comme fonctionnement je trouve, mais une fois qu’on sait comme ça marche, on s’en sort.