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Passer par le Darknet™ pour accéder à sa banque…

Ça faisait 3 semaines que je ne pouvais plus accéder au service e-carte bleu de la Caisse d’Épargne (serveur inaccessible, timeout, tout ça).

Après avoir testé sur plusieurs navigateurs pour exclure l’hypothèse d’une extension qui fout la merde, je me suis dit que ça venait d’une panne de leur côté et j’ai patienté quelques jours.

Comme ça ne revenait pas j’ai posé la question à ma conseillère. Deux semaines et plusieurs relances plus tard je finis par avoir une réponse pas à côté de la plaque (non me renvoyer des identifiants n’est pas une solution quand le serveur ne répond pas) : d’après leur assistance interne le service e-carte bleue fonctionne bien.

Du coup je me dis que ça vient peut-être quand même de chez moi. Je teste quelques trucs sans succès :

  • ping : timeout, donc c’est pas le navigateur
  • vérification de mon fichier hosts (on sait jamais des fois qu’un malware y ait mis de la merde) : rien
  • je me souviens que mon frère utilise ce service aussi du coup je lui demande si ça marche chez lui : oui, aucun problème

Du coup en désespoir de cause je pense à lancer le Tor Browser histoire de passer par une autre IP pour voir. Et là ça marche !

Donc voilà maintenant je dois passer par le Darknet™ pour accéder à un service bancaire. Tout va bien.

La seule hypothèse que je vois c’est que mon IP soit blacklistée. Mais alors aucune idée du pourquoi…

J’en tire du coup plusieurs enseignements :

  • il vaut mieux que j’insiste un peu dans mes recherches pour régler mes problèmes moi-même plutôt que demander à ma conseillère, c’est bien plus efficace
  • avoir un Tor Browser installé ça peut toujours servir et pas forcément pour des cas qu’on avait envisagé au départ
  • je ne regrette pas du tout de soutenir l’association Nos oignons qui maintient des nœuds de sortie Tor

Voilà voilà…


Je ne saurais trop vous conseiller de... réfléchir avant de parler

Il arrive qu'on emploie des expressions ou des tournures de phrases sans y penser, juste parce que dans notre entourage il y a des gens qui l'utilisent. On les absorbe avec les temps et elles finissent par sortir naturellement, sans que pour autant on les comprenne forcément. Mais parfois c'est bien de réfléchir un peu avant de les utiliser, histoire de ne pas raconter n'importe quoi.

Un exemple que j'ai relevé au moins quatre ou cinq fois ces deux derniers mois, en particulier dans les quelques podcats que je suis, c'est la tournure de phrase "Je ne saurais trop vous conseiller de [...]", qui devient trop souvent "Je ne saurais que trop vous conseiller de [...]". Quelques fois ça fait sourire, notamment dans la bouche d’Éric Dussart (à 3'27) vu le thème de ses chroniques, mais le reste du temps on se dit juste qu'il serait bon de réfléchir un peu avant de parler.

Parce que bon, il ne faut pas beaucoup plus de 2,6 secondes de réflexion pour se rendre compte que rajouter un "que" ici, ça inverse juste le sens : dans un cas on explique qu'on pourra le conseiller tant qu'on veut ce ne sera jamais assez, dans l'autre on explique qu'en fait le simple fait de l'évoquer c'est déjà trop.