Visionner des fichiers ODT sur iPhone

Comme j'en avais marre (d'oublier) de réimprimer ma liste de livres/mangas/DVD/etc. à chaque fois que je la complète, je me disais que ce serait pratique de pouvoir la stocker directement sur mon iPhone. Sauf que forcément sur un système aussi fermé et cloisonné, ce n'est pas immédiat :

  • on ne peut pas juste le copier dessus vu que l'iPhone ne permet pas de transférer des données autrement que via iTunes (et là je saurais même pas où aller pour transférer un tel fichier)
  • le format ODT n'étant pas ©®Apple Inc.™, forcément l'iPhone ne le lit pas

Du coup il faut forcément passer par une appli dédiée avec toute la lourdeur que ça implique, en particulier la phase de recherche pour en trouver une... qui marche.

Premier essai : Drop Box

Sans trop d'illusions, j'ai tout de même vérifié que l'application Drop Box que j'ai installée il y a quelque temps n'en serait pas capable. La réponse est non. En même temps, elle ne prétend pas le faire, on lui pardonne donc volontiers :o

J'ai donc fait une rapide recherche sur Google, pas grand-chose d'intéressant à part "Cherchez « ODT » sur l'AppStore". C'est donc ce que j'ai fait.

Second essai : OliveODT

L'appli s'installe et démarre (c'est déjà un début). On uploade un fichier dessus en activant un serveur web embarqué qui permet d'envoyer des fichiers dessus depuis n'importe quelle machine connectée en réseau local. Ok, ça fonctionne.

Enfin on affiche les fichiers... et là ça se corse : le premier que j'essaie d'ouvrir (et contenant de grands tableaux) bloque l'application que je suis obligé de relancer deux fois pour pouvoir tenter le second qui lui accepte de s'afficher, mais qui ressemble à rien (taille du texte aléatoire, respect des sauts de ligne une fois sur deux... bref illisible).

Donc exit OliveODT. Je ne tente pas OliveOfficeBasic du même auteur parce que je doute que le rendu soit meilleur.

Candidat suivant.

Troisième essai : ConfettiDisk

Là aussi ça s'installe et se démarre sans problème, par contre, on arrive sur un écran de login : il s'agit en fait d'un système en mode cloud, avec 100Mo de stockage gratuit. Pourquoi pas. C'est peu dans l'absolu, mais totalement suffisant pour les 150Ko de listes que je veux pouvoir visionner.

Une fois le compte créé, l'upload depuis un ordinateur, ça se passe via une interface dans le navigateur. L'interface est simple, intuitive et fonctionne. Bon début.

Je me logue donc sur mon iPhone, synchronise les fichiers (qui sont bien stockés sur le téléphone jusqu'à la prochaine synchro, pas besoin d'être connecté). Et là l'affichage est bon : conforme à ce que j'ai dans OpenOffice, le format A4 n'est pas idéal sur un écran de la taille de l'iPhone donc il faut zoomer, mais ça fonctionne et c'est lisible.

Seul petit bémol : apparemment leur système de cloud ne permet pas de partage avec des amis (or ces listes contiennent aussi bien mes possessions que celles de mes frère et sœur, pouvoir partager les choses directement par là plutôt que par mail comme on le fait actuellement aurait pu être pratique).

Dans le doute, j'ai jeté un œil au dernier gratuit de la recherche "ODT" sur l'AppStore mais il semble apparemment se synchroniser via iTunes, ce qui ne m'arrange pas (je ne l'ai installé que sur mon Macbook, pas sur mon PC principal).

Je retiens donc ConfettiDisk comme répondant le mieux à ma problématique parmi les solutions gratuites.


Quelques trucs sur l’iPod Touch/iPhone #3

Ne plus ouvrir iPhoto lorsque l'iPhone est branché

Par défaut quand vous branchez un iPhone sur un Mac, il ouvre automatiquement iPhoto (l'iPhone étant reconnu comme un appareil photo). Pour désactiver ça, rendez-vous dans les préférences d'iPhoto et modifiez la valeur de l'option "Le fait de connecter l'appareil photo ouvre :" en sélectionnant "aucune application".

Verrouiller la touche majuscules

Sur un ordinateur, la touche permettant de verrouiller le clavier en mode majuscules est souvent assez inutile (on peut facilement utiliser un second doigt pour activer la majuscule), voire gênante : on l'enclenche plus souvent par erreur que volontairement... mais sur un iPhone, ça permet d'éviter de re-cliquer sur majuscule à chaque frappe quand on tape un mot en majuscule (sigle ou autre).

Pour cela il faut que dans les préférences (Réglages > Général > Clavier), vous activiez l'option plutôt mal nommée "Maj. verrouillées". Mal nommée parce que tout ce qu'elle active c'est le fait de pouvoir double-cliquer sur la touche de majuscule pour la bloquer (elle devient alors bleue)... Donc elle active le mode permettant de bloquer en majuscules et non le mode majuscules lui-même.

Voir la source

Cette petite astuce trouvée ici consiste à ajouter un signet dont la cible est en réalité un code JavaScript qui affichera la source de la page.

La méthode est simple :

  1. copiez ce code JavaScript, que je reprends ici au cas où le site en question cesserait d'émettre :
        javascript:(function(){var d=window.open("about:blank"),a=d.document;a.write("<!DOCTYPE html><html><head><title>Loading Source</title></head><body></body></html>");a.close();var b=a.body.appendChild(a.createElement("form"));b.setAttribute("method","post");b.setAttribute("action","http://ole.michelsen.dk/viewsource/?uri="+location.href);var c=b.appendChild(a.createElement("input"));c.setAttribute("type","hidden");c.setAttribute("name","DOM");c.setAttribute("value",encodeURIComponent(document.documentElement.innerHTML));b.submit()})()
        
  2. ajoutez un signet bidon nommé "Voir la source" (ou toute autre dénomination qui vous plaira)
  3. éditez le signet précédemment créé et collez ce code à la place de l'URL

Il vous suffit maintenant pour voir le code source d'un lancer le signet.


Firefox : à la recherche de la fonctionnalité perdue

Depuis que Firefox est passé à son nouveau cycle de release tellement rapide que t'as pas le temps de mettre à jour avant que la version suivante soit sortie, les nouveautés sont en général plus que minimes (en six semaines, forcément on fait pas grand-chose).

Par contre, dans le cadre de la grande opération d’hystérie collective généralisée sur le thème du "moins j'ai de boutons dans mon interface, mieux c'est", on voit régulièrement disparaitre des choses jugées trop peu utilisées pour rester visibles par défaut (en gros tout ce que Chrome n'a pas dans son interface).

Autant je comprends bien la volonté d'élaguer les fonctionnalités les moins utiles d'un logiciel (on fait la même chose sur Change régulièrement), autant le fait que ce soit systématiquement à la suite des changements initiés par Chrome me convient nettement moins. Fut un temps où Firefox se voulait une alternative innovante à Internet Explorer, mais maintenant on a plus le sentiment qu'il se transforme en l'ombre de Chrome et ça c'est franchement dommage.

Quoi qu'il en soit, quand on est un utilisateur un peu plus avancé que l'internaute lambda pour qui Internet se résume à Youtube et Facebook, ben ces fonctionnalités il arrive qu'on s'en serve. Pas forcément toutes les cinq minutes, mais ça arrive. Et donc on peut avoir envie de les garder. La plupart du temps c'est possible, soit par configuration, soit via une extension...

Petit tour (non exhaustif) de ce qui a disparu des écrans l'année passée et de la manière d'y remédier :

  • L'icône de flux RSS dans la barre d'adresse : même s'il est effectivement rare d'utiliser Firefox comme agrégateur de flux, elle était tout de même bien pratique pour les détecter. Il suffit alors de regarder toujours au même endroit pour trouver l'adresse d'un flux plutôt que de fouiller la page pour trouver l'icône. C'est d'autant plus pratique quand le site propose plusieurs flux distincts (par exemple sur un blog : les articles et les commentaires), car souvent tous ne sont pas accessibles facilement dans la page.

    Solution : celle-ci se réactive par simple configuration puisqu'au lieu d'apparaitre dans la barre d'adresse, elle est disponible en tant que bouton que l'on peut insérer dans n'importe quelle barre d'outils en faisant clic droit/personnaliser.

  • Détection des moteurs dans la barre de recherche (via Open Search) : c'est une fonctionnalité très secondaire, j'en conviens, mais ça m'a déjà servi. Sauf qu'elle a disparu avec Firefox 4...

    Solution : installer l'extension Open Search Notification.

  • Fond blanc lorsqu'on affiche une image seule : depuis Firefox 11, lorsqu'on affiche une image hors du contexte d'une page, celle-ci est centrée (ça ce n'est pas particulièrement gênant) et sur fond très sombre, ce qui n'est pas forcément pratique quand on visualise une image transparente. Et ceci n'est pas modifiable par configuration.

    Solution : passer par l'extension Old default Image Style. Elle a de plus l'avantage de ne pas nécessiter de redémarrage et d'être configurable en ce qui concerne la couleur de fond et le centrage de l'image (ce qui accessoirement peut être utile pour tester une image transparente sur plusieurs fonds).

  • Marquer tous les onglets : ajouter l'ensemble des onglets ouverts aux marque-pages peut servir dans pas mal de cas... comme par exemple quand on n'a pas le temps de chercher pourquoi il n'enregistre plus les onglets à la fermeture. L'option était avant présente dans le menu "Marque-pages" (logique).

    Solution : en fait la fonctionnalité n'a pas disparu, c'est juste qu'elle n'est maintenant présente que lors d'un clic droit sur un onglet et plus dans le menu "Marque-pages".

  • Affichage du protocole dans la barre d'adresse : depuis Firefox 7, le protocole disparait de la barre d'adresse (comme d'hab, on copie Chrome, hein). C'est pourtant agréable je trouve en tant qu'utilisateur expérimenté de savoir précisément ce qu'on fait (ça me rappelle l'idée stupide de Microsoft d'avoir masqué par défaut les extension de fichiers : la première chose que je fais en installant un Windows c'est de les réactiver, parce que notamment quand j'ouvre une pièce jointe, j'aime bien savoir ce que j'ouvre !). Puis accessoirement quand copier/coller un domaine sans son protocole est impossible avec cette barre. Je ne suis décidément pas fan de cette habitude de vouloir sur-simplifier les choses au point que l'utilisateur perd de vue que même si c'est simple, il faut faire attention à ce qu'on fait.

    Solution : dans la barre d'adresse, entrer about:config. Firefox vous met alors en garde, mais comme vous savez ce que vous faites, cliquez sur « Je ferai attention, promis ! ». En haut de la liste, dans le champ précédé de la mention "Rechercher :", saisir browser.urlbar.trimURLs. Il ne reste alors plus qu'une entrée dans la liste, double-cliquez dessus pour passer sa valeur de "true" à "false".

Voilà voilà, vu comme les choses évoluent, nul doute que cet article aura une suite un jour !


Je ne saurais trop vous conseiller de... réfléchir avant de parler

Il arrive qu'on emploie des expressions ou des tournures de phrases sans y penser, juste parce que dans notre entourage, il y a des gens qui l'utilisent. On les absorbe avec les temps et elles finissent par sortir naturellement, sans que pour autant on les comprenne forcément. Mais parfois c'est bien de réfléchir un peu avant de les utiliser, histoire de ne pas raconter n'importe quoi.

Un exemple que j'ai relevé au moins quatre ou cinq fois ces deux derniers mois, en particulier dans les quelques podcats que je suis, c'est la tournure de phrase "Je ne saurais trop vous conseiller de [...]", qui devient trop souvent "Je ne saurais que trop vous conseiller de [...]". Quelques fois ça fait sourire, notamment dans la bouche d’Éric Dussart (à 3'27) vu le thème de ses chroniques, mais le reste du temps on se dit juste qu'il serait bon de réfléchir un peu avant de parler.

Parce que bon, il ne faut pas beaucoup plus de 2,6 secondes de réflexion pour se rendre compte que rajouter un "que" ici, ça inverse juste le sens : dans un cas on explique qu'on pourra le conseiller tant qu'on veut ce ne sera jamais assez, dans l'autre on explique qu'en fait le simple fait de l'évoquer c'est déjà trop.


Un nom plus court pour la commande change.php

Cet article n'intéressera pas forcément grand monde. En même temps, le but premier de ce blog était bien à l'origine de me servir de bloc-notes pour garder une trace de certaines choses que j'ai eu plus ou moins de mal à trouver et/ou retenir, pas forcément à intéresser un public très large.

Donc là, on parle de développement avec RBS Change et plus particulièrement de la commande change.php. Avant la version 3.5 il fallait installer une commande globale sur le serveur pour pouvoir l'exécuter, à partir de la version 3.5 cette commande globale n'est non seulement plus nécessaire mais carrément gênante (parce qu'on passe dans du code qui n'est plus compatible, même si on ne s'en rend pas compte tout de suite).

Mais toujours est-il que taper php framework/bin/change.php c'est vite lourd. Une solution possible est de passer par un alias de commande dans le .bashrc :

alias change.php="php framework/bin/change.php"

Mais par moment ça marche moyen. Surtout si la commande globale de la version 3.0.x est installée, parce que des fois, on se retrouve à exécuter quand même la commande globale alors qu'on voulait exécuter celle contenue dans le framework.

Une meilleure solution est de passer par une commande personnalisée. Sur Ubuntu Serveur inclut par défaut (cf. le fichier .profile) le dossier ~/bin dans le PATH. Ainsi, il suffit de définir un fichier ~/bin/change.php (sans oublier de lui donner les droits d'exécution : chmod +x ./change.php) contenant :

#!/usr/bin/env php
<?php
if (file_exists("framework/bin/includes")) {
  $script = "framework/bin/change.php";
}
else
{
  $script = "/usr/local/bin/change.php";
}
if (file_exists($script))
{
  array_shift($argv);
  $script = $script . ' ' . implode(' ', $argv);
  system($script);
}
else
{
  echo "Could not find $script";
}

Personnellement j'ajoute aussi un lien symbolique pour pouvoir exécuter simplement c au lieu de change.php :

ln -nfs change.php c

Voilà voilà exécuter juste c plutôt que php framework/bin/change.php c'est quand même nettement plus agréable, surtout quand on développe et qu'on tape la commande toutes les 5 minutes :o